03 décembre 2009
Bicéphale.
J'ai dû faire ces photos pour mon cours de photographie à la fac. Le sujet était : " L’approche de l’autre – À travers le portrait, définir une stratégie
d’approche qui met en évidence les enjeux de la pose/pause en photographie."
J’ai cherché à expliquer le rôle du regard dans la relation entre le photographe et le modèle. Lorsqu’il fait un portrait traditionnel, le photographe cherche toujours à mettre en valeur le regard de son modèle, soit en effectuant la mise au point sur ses yeux, soit en cadrant de façon à ce que le regard apparaisse dans un des tiers de l’horizontale ou de la verticale. Quoi qu’il en soit, le regard apparaît comme le paroxysme de la rencontre entre photographe et photographié. Ainsi, comme l’a compris Richard Avedon avec ses portraits sur fond blanc, un regard perçant se substitue à toutes les poses du monde. Par cet échange visuel, le modèle exprime et le photographe entend. En masquant le regard de mon modèle, j’ai non seulement cherché à voler son identité, puisqu’un visage est souvent caractérisé par le regard, connu pour être le « miroir de l’âme », mais je l’ai également coupé du monde et de moi-même afin de le transporter vers un univers imaginaire, onirique ou psychédélique, dans lequel il est entré sans aucune difficulté, notamment par ses poses, ce qui n’avait jamais été autant le cas lors de mes précédentes expériences en photographie. Dans l'Insoutenable légèreté de l'être Milan Kundera écrit : « Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux. " C’est grâce à ces dires que j’ai eu l’idée d’utiliser ce bandeau noir pour plonger mon modèle dans une pause du réel, à travers cet univers merveilleux, parfois perturbant, le monde de nos rêves, incontrôlable et pourtant débordant de significations inconscientes. Ainsi, le fait d’être plongé dans l’inconnu, dans ce noir complet, permet au modèle de s’imprégner du personnage, mais surtout d’y ajouter sa propre interprétation et ainsi de dévoiler un trait caché de sa personnalité. Une autre relation se crée alors entre le photographe et le photographié, dénuée de la superficialité liée à l’objectif comme l’affirme Roland Barthes dans La chambre claire : « dès que je (le modèle) me sens regardé par l’objectif, tout change : je me constitue en train de « poser ». » C’est justement cette « apparence » que j’ai voulu éviter. Je ne cherchais pas à ce que mon modèle joue un personnage, mais plutôt à ce qu’il devienne cet être ou encore à ce qu’il (s’)exprime à travers ce personnage.
Concernant l’aspect esthétique des photographies, j’ai d’abord choisi de travailler sur les formes géométriques qui pour moi sont souvent les symboles de l’étrange, du bizarre ou du merveilleux. Ainsi, j’ai utilisé la spirale sur la première photo, afin d’accentuer le côté envoûtant et dominateur du modèle, maîtresse du tourbillon, puisqu’ elle-même y participe grâce à sa coiffure mais également grâce à sa pose.
Dans le second cliché, c’est l’étoile que j’ai mis en avant puisque je cherchais un univers d’avantage doux, magique. Le modèle semble s’évader de l’obscur, représenté par le vignettage, en volant dans un halo de lumière, qui pourrait être une illusion, grâce au bruit présent sur le cliché.
Enfin, dans la dernière image, c’est grâce au croisement des lignes que j’ai pu former cet univers psychédélique, à la limite de la folie, avec un modèle manipulé, dont la pose, arrondie et presque brouillon, est totalement en marge avec cet environnement linéaire, droit et sans âme.
De plus mes photos sont toutes en noir et blanc car comme l’écrit Roland Barthes, il est révélateur de la « vérité originelle » : le modèle ne se cache pas derrière la couleur qui éparpille le regard du regardeur. De plus, il donne un sens ontologique à la photographie, comme le font constater tous les photographes humanistes du XXème siècle tel que Elliott Erwitt ou Willy Ronis.
Le regard, et donc pour moi, réducteur de cette relation avec le photographe puisque il introduit une gène lors des prises de vue. Il est également un obstacle majeur à l’imaginaire, un lien beaucoup trop terre à terre. Le fait d’enfiler un bandeau donne, selon moi, un nouvel envol à la photographie où l’œil du photographe disparaît en un silence apaisant qui laisse vaguer l’inspiration des pauses et des prises de vue. Cependant, mon interprétation serait totalement fausse dans le cas de photos à dessein réaliste, visant à témoigner, tel que le photojournalisme. Par exemple le cliché de Don McCullin « Femme turque près du corps de son mari tué par les grecs » ne serait pas aussi poignant sans le regard au photographe de cette femme, accroupie, la tête sur le cœur de son époux. Par ce regard, elle semble nous dire « regardez ! » et donne tout l’intérêt à la photo qui s’avère avoir une composition relativement simple…

Les photos sont dans le portfolio, section concept :)
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03 octobre 2009
" Muse " avec Lilou
Je dirais que cette séance marque très très bien mon passage en fac d'histoire de l'Art. Totalement plongée dans l'antiquité, il fallait bien que ça ressorte sur mon travail photographique. Entre des cours d'archéologie, des études d'œuvres antique, ou inspirées par l'antiquité, des cours de " figures de femmes dans l'imaginaire antique " ou simplement sur les mythes, comment échapper aux Muses, symboles même de l'Art, des talents et de l'inspiration ?
Les Muses étaient les 9 filles de Zeus et Mnémosyne. Toutes sont jeunes, et dotées d'une beauté particulière. Il me fallait un lieu inspiré des temples antique pour pouvoir les mettre en abime. Or, la mère de Lilou venait justement d'ouvrir un Spa ( L'acropole du Spa à Montpellier ) et étant donné que je passe le plus clair de mon temps chez elle, l'endroit m'a vite inspiré.
Comment ne pas profiter de ce cadre idyllique qui m'était si gentiment proposé ? Et bien j'ai failli le louper. Je m'explique : Marité m'avait demandé de faire les photos pour la publicité d'ouverture. Seulement, les agrandissement en 1x1 mètre me faisait vraiment stresser, alors j'ai laissé faire un professionnel. Ce qui s'était finalement, avéré très bête. Bref, cet endroit aussi magnifique soit-il m'effrayait. Mais Lilou, la peur, elle s'en fiche éperdument. Alors, un dimanche, elle m'a emmené par la peau des fesses dans les bassins ( j'exagère, mais, avec elle, on pourrait au moins s'attendre à ça ! :p ). Bien sûr j'avais sur moi un drap blanc, deux fleurs rose pale et du maquillage bleu, bien sûr.
Une envie de drap flottant, d'un côté un peu mythique, doux, sensuel, mais également très dominateur. Je vois une Muse comme une femme de tête, qui sait ce qu'elle veut et est capable d'user de ses nombreux charmes pour l'obtenir. Je cherchais des regards accueillants, paisibles, ou tantôt destructeurs, et même détruits, ce qu'à très bien su me donner Lilou.
" Détruits " car j'ai voulu travailler sur la perdition. Certes cette " Muse " nous serait supérieur par sa capacité à nous transmettre tout ce savoir, ses réflexions. Mais que serait une Muse, sans inspiration, que deviendrait-elle si elle ne parvenait plus à être digne d'être Muse. Une question sur le va et viens des inspirations, des idées, de la création en quelque sorte. Sur la condition que certains connaissent assez bien, des moments de vide créatif, notamment en photographie, mais pas seulement. Les moments où l'on se sent incapable de créer malgré l'envie qui nous habite. Où l'on tourne en rond à ressortir de vieux projets juste pour pouvoir maintenir la tête hors de l'eau.. Et les moments où l'on s'enfonce.

Je n'ai pas eu de problème majeur pendant cette séance, mis à part peut être le fait de prendre des photos dans un bassin à 33°C ? C'était vraiment, vraiment très très difficile à supporter :p La lumière était excellente, les lieux paradisiaques. Des rires avec Lilou.. A si, peut-être, la prochaine fois je penserai aux épingles pour la toge ? ^^ En ce qui concerne le maquillage, j'ai eu plusieurs retours, positifs et négatifs. personnellement, je l'aime ce maquillage, il rappelle l'eau et sublime le regard à mon gout. Il met une dose de couleurs sur les photos qui auraient pu paraitre un tantinet fades. Si c'était à refaire, je le referais. Mais je conçois qu'il paraisse un peu agressif aux yeux de certains. :)
Le reste des photos est bien sûr disponible dans le portfolio du site, section " femmes " :)
02 août 2009
C'est frais.

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Bien longtemps que je n'avais pas fait de séances avec modèle. J'ai d'abord eu l'excuse des révisions, puis de l'examen. Ensuite j'ai enchainé directement sur le travail. Mais au bout d'un moment, on réagit. Quand on veut on peut. Mon problème était là : je ne trouvais plus l'envie. La tête remplie de soucis divers et variés, j'ai laissé tomber la photo. Trouver une idée m'était très difficile. j'avais un modèle, Justine, mais aucune idée ne me venait. Il a fallu qu'on repousse, une première fois mais la deuxième était la bonne. Nous voilame parties dans la super twingo verte de Justine ( Il fallait bien la citer ;) vers des contrées arides de la garrigue Languedocienne, sous un soleil de plomb, munies d'une robe printanière.
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Je dois bien avouer que ce n'est pas l'idée du siècle. J'avais juste besoin de m'y remettre doucement. Peut-être que c'est difficile à comprendre, on dirait une blessée de guerre qui ne veut plus sortir de chez soi, je le conçois. Mais c'est ce que je ressent. La dure loi de l'inspiration que certains comprendrons. :)
J'avais des envies de vacances, de légèreté. Oublier le stress, se retrouver dans un endroit désert ( bien qu'en réalité on était en bord de routes à jouer les gourdes perdues. ) Des photos calmes, naturelles. sans trop de chichi et d'accessoires. Faire simple.
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Au niveau des conditions, difficile de photographier sous ce caniar. mal à la tête, difficile de réfléchir aux poses, aux prises. Ombres super marquées. Photos très contrastées, non seulement par la robe dans cet environnement assez sobre, mais aussi par ce ciel bleu fluo.
Par contre, excellent modèle qui respire le naturel. Agréable moment avec la jolie Justine. Toujours souriante et prête à jouer avec l'objectif. Imaginative. :)
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Les autres photos de la séance sont disponibles dans le portfolio du site, section ' femmes ' :)
13 juillet 2009
Mariage Virginie et Fabrice

Mon premier mariage. J'avoue avoir été un peu ( très ) stressée à l'idée de rater, de décevoir les mariés, de ne pas savoir m'imposer face aux invités. Ils avaient beau me répeter qu'ils avaient confiance, rien à faire. C'est seulement après avoir rendu les photos que j'ai réussi à me détendre, un peu :) C'est Virginie qui m'avait contactée, après être tombée au hasard sur mon myspace, ancestral. Une aubène. Elle recherchait un photographe de mariage. Mais pas de ces photographes qui vous organisent 2 ou 3 photos de groupes, où tout le monde lance un grand " cheese " bien faux et mielleux. Elle voulait un témoignage, une observation m'a t-elle expliqué lors de notre première rencontre.

On s'est immédiatement comprises. Je ne suis déjà pas tellement pas emballée à l'idée du mariage, mais, le photographe typique, c'est vraiment la cerise sur le gâteau. Elle était très naturelle et accueillante, j'avais déjà une petite idée du mariage, et des photos dont elle rêvait.

Le jour est venu, le 6 juin. Rendez-vous chez le coiffeur à 9h, de bonne humeur encore une fois, pour le coiffage des 4 soeurs et de la mère. Puis l'habillage à la maison familiale. Les préparatifs en somme. Je devais absolument me faire aussi petite que possible, ne pas gêner ce moment précieux. je crois que c'est le mot. ' Petite '. Durant la cérémonie et la soirée également. Tellement petite à déambuler qu'à la fin, les invités me surnommaient gentilment " l'âme en peine ". Mais il fallait bien que je rode. si vous saviez, et je pense que toute personne attachée à la photo confirmera mes dires, comme c'est agréable de pouvoir prendre tout le monde en photo, chaque sourire, regard. On détecte tellement d'expressions, de facettes. Elles révelent les caractères, on découvre des personnes, que l'on ne connait pas, simplement grâce à une seconde, un déclenchement. Je trouvais ça magique. Alors bien sûr je ne voulais en louper aucune.

Le décor, lui aussi, était idyllique... Cérémonie à Montpellier, dans un château réservé aux mariages. Environnement magnifique, grandes pelouses.. Même les volets étaient en accord avec la robe de la mariée ! :p Le repas dans une résidence perdue en pleine campagne, coucher de soleil sur un champ de vignes.. Enfin je vous laisse découvrir..
Quant aux mariés, que dire. Ils ont eu l'aisance de savoir se prêter au jeu de la photographie sans pour autant poser, comme si j'étais invisible. Mais rassurez-vous, ils ne m'ont pas ignoré pour autant.
J'ai rendu les photos il y a une semaine, les voilà ravis, je le suis donc aussi. Ils ne pensaient pas que ça leur plairaient autant m'ont-ils dit.. Moi non plus à vrai dire ^^ Mais je ne vais pas m'en plaindre. A présent je leur ai promis de leur fabriquer un album personnalisé, je m'y attèle.. :)
EDIT : Voici l'album dont je vous parlais. Je viens de le terminer. :)
L'expérience d'un mariage est certes fatigante, pour le dos et l'esprit, mais, c'est quelque chose qui me passionne. Surtout avec un premier mariage si naturel et accueillant. je regrette seulement de ne pas avoir su m'imposer assez pour les photos de groupes, on ne m'y reprendra pas ;)

Les photos sont bien sûr disponibles dans le portfolio, section " mariages "

31 mars 2009
Collection Printemps-Déchet 2009.
Cette série à été réalisée dans le cadre du concours du lycée. Le thème : Détritus. Modèle : Alison.
Avant tout, je dois vous dire qu'elle n'est pas 'ma' série, mais, plutôt, la notre. C'est à deux que l'on s'est lancées dans ce projet, à deux que l'on a développé une idée, ramassé les déchets au self aux heures de pointe ( quitte à passer pour des demeurées ), travaillé tard et longtemps pour pouvoir le rendre à temps. : )
A quoi pensez-vous lorsque l'on vous dit déchets ?
Des choses, difformes, puantes, sales, jolies peut-être ? Des vieilles peaux de bananes, des petits suisses ? L'emballage de big mac que l'on retrouve sur les bords de routes à proximité des Mcdo. Une vieille brosse à dent ou des dosettes de café senseo usagées. On pense écologie, pollution. On revoit notre poubelle, vidée, éventrée par des chats un lundi matin. Dans tous les cas, on pense négatif. Voilà justement ce que l'on a voulu travailler. Faire évoluer l'image de poids pour l'homme. Cette fatalité que j'ai remarqué dans mon entourage lorsque j'évoque le mot ' écologie ' ou ' effet de serre '. Pourquoi ne pas en faire une chose indispensable à l'homme en recyclant.. différemment ?!
Transformer le déchet en objet de mode était un moyen de populariser la chose, de le rapprocher de la vie de tous les jours. Cette mode qui ose tout, sans interdits. J'ai dirigé la séance dans une optique de catalogue. Des poses simples, que l'on trouverait dans n'importe quel catalogue de fringues. Seulement, pour le coup, ce n'est pas n'importe quelle fringue. ^^
Les décors sont eux aussi très simples, et sobres. La robe étant ultra-colorée, je voulais qu'elle soit la seule à attirer l'œil. Un fond uni et blanc était donc parfait. En ce qui concerne la photo présentée au concours ( la première ), j'ai utilisé le jardin d'alison qui renforçait une atmosphère latine dûe à la robe et à l'éventail.
Niveau technique, on a eu le droit à un temps horrible. Une tempête tropicale dirais-je^^. Difficile de lutte contre le vent. Histoires de flou, encore, mais ça devient une habitude. Et surtout, le papier alu.. quelle horreur pour l'exposition ! Si le papier est exposé correctement, c'est le modèle qui est sous-exposé, et vice-versa. Plus jamais ! :)
Quoi qu'il en soit, les résultats du concours sont ici. Pas gagné, mais tant pis.. C'était bien sympa de travailler à deux. haha.
( Et merci à Gaeti pour le titre ! )
26 mars 2009
Appelez la " Celeste " ..
J'ai bien envie de commencer cet article comme un conte. Il était une fois Celeste. Il y a encore deux semaine, je ne la connaissais pas, et me retenais de l'aborder à chaque fois que je la voyais. Il faut dire qu'on la voit Celeste. Il suffit qu'elle entre dans une pièce, passe devant vous, et souris...vous voilà ensorcelé. Je me suis finalement lancée, sans réfléchir, je lui ai demandé de poser. J'ose espérer qu'elle ne m'aie pas pris pour une folle. A croire que non, puisqu'elle a tout de suite accepté. :) 3 jours après, appareil en main, rendez vous au lycée, devant la salle d'Arts. Intimidées, mais, le courant est, je crois, tout de suite passé.
L'idée était de mettre Celeste, son côté seventies,son originalité et sa beauté, en valeur. ( jusque là, rien de bien compliqué ) Et pour celà, j'ai choisi de faire cette séance dans mon lycée, une prouesse architecturale ultra moderne. Comme, modernité rime souvent avec sobriété, je me suis dit que ce serait un très bon moyen d'opposer Celeste à son environnement, de par cet anachronisme, mais aussi par ses couleurs.
Jouer avec un endroit où je passe le plus clair de mon temps, et où je rechigne à aller quelques fois même, n'a pas été si facile. Heureusement que malgré ces heures passées, je prend toujours autant de plaisir à le regarder, de la tête aux pieds ! :) Seulement je ne pense pas vraiment avoir pleinement atteint mon objectif, obnubilée par le regard de mon modèle. Cette séance à donc tourné au shoot 'de mode', mais je ne m'en plains pas.
Niveau technique, toujours ce flou intempestif.. je ne sais plus quoi faire. Et j'ai aussi eu un peu trop tendance à me concentrer sur ses yeux, quitte à délaisser le reste. Je pense notamment à une trop faible profondeur de champ sur certains clichés, ou bien des cadrages trop serrés peut-être. En tout cas rien n'est perdu, car je pense très vite réfléchir à une nouvelle séance avec la Belle.. :)
Je mettrais prochainement ces photos, et le reste, dans le portfolio. :)
17 février 2009
Psyché
C'est l'histoire d'un carrelage. Non je ne suis pas folle, je vous assure. C'est simplement que, à mon arrivée chez Alison, j'ai craqué sur son carrelage. J'y ai tout de suite vu un côté étrange, bizarre, psychédélique. C'est le genre de carrelage qu'utiliserait le lapin d'Alice au pays des merveilles pour restaurer son terrier, j'en suis persuadée ! Les premières photos faites chez Alison sont celle de notre projet : " Détritus " pour le concours photo du lycée. Vous ne les verrez pas de suite, car il a été repoussé. Espérons qu'il ne sera pas annulé faute de participants vu le temps que l'on y a passé. ^^ Bref ! Tout ça pour dire que dans un élan de créativité, on a pas voulu s'arrêter là !
Dès le week-end suivant, on a remis ça. Cette fois-ci, ambiance plus sombre. Robe de réveillon, assez chic. Porno chic me diront certains, mais n'exagérons pas non plus, je n'en suis pas encore au point d'Helmut Newton hein ! ( Tant par la qualité que par son côté provoc. ^^ ) Pour le maquillage, c'est la mère d'Alison, ancienne maquilleuse professionnelle qui nous a aidé : ). D'abord, j'avais pensé à un masque d'arlequin noir. Mais à la réflexion, on a fait plus original et uniforme en reprenant le quadrillage sur le visage. L'éventail est fait maison et la coiffure faite en deux / deux .
Je ne me rappelle pas avoir rencontré de gros problèmes technique, hormis une chose qui me tracasse depuis quelques semaines : J'ai parfois l'impression que mes photos ne sont pas nettes. La plupart du temps je retrouve du flou. Je me demande donc si ça vient de moi et de mes réglages. J'ai pourtant essayé de mettre la plus petite vitesse possible en prenant la lumière assez faible en compte. A moins que ça vienne d'une trop grande ouverture et de mon obsession de faible profondeur ^^.. Ou alors, mon appareil à un problème.. ce qui ma foi, serait très ennuyeux. :( Alors si quelqu'un a un avis sur la question ...
En ce qui concerne le traitement, je pense ne pas l'avoir assez poussé. Je voyais ça en noir et blanc. seulement, j'ai eu du mal à gérer les contrastes, de peur que les noirs soient bouchés et les blancs sur-exposés. Alors j'y ai été timidement. Mais, après coup je me dis que c'est justement cet effet ' trop ' que je cherchais. A quoi bon faire cette mise en scène si je ne la fais qu'à moitié ? Des noir et blancs tranchant donnent bien plus de caractère quitte à ce qu'ils soient un peu cramés ? Je vais donc retravailler tout ça incessamment sous peu. :)
La séance fût fort agréable. Alison excelle en matière de pose, elle a tout de suite compris ce que je cherchais. Un côté mystérieux, avec un regard plutôt agressif, cependant agrémenté d'une touche de fragilité et de grâce. L'après-midi est passée très vite, mélangée entre du sérieux et beaucoup de complicité. :)
Vav's : Premières photos de groupe / concert
La répète :
Ben
Il suffisait juste de se lancer. Facile à dire me direz-vous. Depuis un certain temps les propositions de groupes affluaient. Pour des photos de concerts, ou simplement de répétition, mais rien à faire, je n'osais pas. Il faut dire que c'est totalement différent des portraits avec des modèles que je dirige habituellement, avec une lumière et tous les détails contrôlés, ou le temps n'est pas compté. Il ne s'agit pas de demander au batteur ou au bassiste d'arrêter de bouger en plein refrain pour réussir ma photo : ) Gérer la lumière, parfois peu adéquate ( surtout au fond d'un garage ^^ ) les mouvements, le manque de place pour changer d'angle, prise dans la foule ô combien en furie ! ^^ Je refusais donc, poliment mais surement.
Seulement, un beau dimanche, alors que je geekais gentiment en pyjama, Ben m'a pris par les sentiments en m'invitant à la répète de Vav's, à 5 maisons de chez moi. Forcément il m'était difficile de refuser. ( Impossible de lui dire non à ce petit. ) Je ne connaissais pas les membres du groupe, ce qui était pour moi une difficulté en plus, mais le " j'aime mieux avoir des remords que des regrets " de Wilde m'a encore une fois aidé à prendre sur moi. Me voilà donc partie, appareil photo en main dans un garage, paniquée à l'idée de les décevoir, de les gêner, mais aussi de ne pas savoir quoi dire, de paraître potiche au milieu de ces musiciens...
Jojo
L'accueil fût joviale et musical, très agréable. Tout de suite mise à l'aise, je dégaine et commence à photographier. Timidement certes, mais plus le temps passait, plus j'osais bouger, quitte à me poster devant eux, après tout, j'étais là pour ça. Parfois j'avais le droit à quelques regards, pile ceux que j'aurai espéré. Bon, forcément la lumière vraiment pas facile à gérer : un coté très sombre sur certains, et d'autres ultra exposés car ils étaient au niveau de l'ampoule. Mais, bizarrement je trouve que ça a son charme, je peine à imaginer les photos sans ce détail. Deux heures après, tout était dans la boite : leurs enregistrements et mes photos..
Ben
Adry et Tristan
Julien, Ben, et Adry
Le concert :
La répète s'était donc super bien passée. En plus de m'apporter de la bonne musique, le plaisir de photographier et une recette excellente pour faire les financiers ( secret familial ancestral de Julien et Jojo ^^ ) elle m'a permis de connaître des personnes géniales, en dépit du nombre de blagues pourries qu'ils sortent à la minute et de leur langage en tac-tac-boom-boom.
Tout allait donc bien, dans le meilleur des mondes possible, à la Candide. Seulement, jeudi soir hop, annonce d'un concert organisé à la dernière minute dans un bar de Montpellier. " Oui oui, biensûr que je ne vais pas louper ça ". Photos, forcément. Pas de temps de préparation psychologique ( oui je suis lente :) et c'était peut-être mieux, pas de prise de tête ou de stress. inutile. J'ai ramené mon flash, que je n'avais jamais utilisé étant donné qu'il est relativement imposant en société :p. Super serrée dans le public, impossible de bouger. Lumière pas trop trop mauvaise, de toutes façon super flash était là. Le seul truc gênant, Julien, et sa batterie, inaccessibles, pour changer. J'ai quand même réussi à le prendre une ou deux fois, mais, pas facile de faire une belle photo de groupe dans ces conditions. Tout est allé super vite, pas le droit à l'erreur cette fois. Tristan avait mis un pull orange le bougre, obligée de faire du noir et blanc :p ( ouai, le orange c'est le mal ! Dites-le autour de vous ! ^^ )
Tristan digne héritier des Beatles.
Adry 
Julien ( qui se cache. )
Jojo
Voilà, je vous laisse leur Myspace.. :)
Je conçois que ces photos ne soient pas du grand art, j'ai conscience des énormes progrès qu'il me reste à faire. Cependant, j'ai pris tellement de plaisir à les prendre, à réfléchir aux meilleurs angles, profils, moments, lumières, mais aussi à participer à ma façon à leur art, à les observer créer et jouer.. que j'avais vraiment envie de tout expliquer ici.
19 octobre 2008
Continuité
Une nouvelle idée, ou plutôt, une continuité. Sur les traces de plusieurs photos, notamment une avec Jude et aussi avec Carol, une continuité du corps. J'aime prolonger, je voulais approfondir .. voilà tout . J'ai donc décidé de me lancer, pour une sélection d'un festival de photos qui a lieu tous les ans à Montpellier. Je ne sais pas si ça marchera, mais, " Qui ne tente rien n'a rien " comme on dit..
Le ' concept ' était de prolonger un fil qui suivrait les courbes du corps du modèle pour se prolonger. Je ne veux pas vous donner ma reflexion autour de cette prolongation, j'aimerai connaître votre interpretation.
Nous voilà lancées avec Carol, en campagne, avec un projet un peu étrange : du " demi-nu " dans la rue. Allez chercher un coin tranquille à Montpellier vous. On a dû plusieurs fois changer de place pendant la peinture, on nous a prises pour deux folles, voir des prostituées, mais, on était vraiment à fond dans le projet. On a donc combattu tous ces regards vicieux et interrogateurs. Jusqu'au moment ou un couple s'arrête en voiture, en nous menaçant d'appeller les flics car " L'art dans les endroits publics n'est pas bien toléré. " J'ai ri. Ri jaune, car, ça m'a plutôt fait de la peine pour eux. Pourtant, pas froid, pas peur, on a continué.
Niveau technique, pas vraiment de problème, mis à part que Carol à une peau très pâle en dehors du visage, il était donc relativement difficile de gérer les deux, mais je pense l'avoir mieux réussi que pour la série " Traces ". Les cadrages, par contre, c'était une autre affaire. On avait " squatté " un petit bout de trottoir et, pas vraiment de choix de poses.
A la fin de la séance, après que Carol se soit rhabillée, le couple repasse, s'arrête, et.. nous gronde. Haha pensais-je, qu'ils sont mignons. Ca a été du " c'est un manque de respect " au " on veut pas de ça dans notre quartier " au, vous allez vous faire violer, et c'est avec nos impôts qu'on va vous soigner ". Dieu que j'ai eu honte pour eux, la trentaine, une vie bien pépère, des idées bien arrêtées, un ennui mortel que l'on veut déranger en emmerdant des jeunes qui, au lieu de faire un projet, de prendre le temps de le réaliser pourraient se droguer, agresser des mémés aux feux rouges ou encore ( BOUH ) cracher sur les gens du haut d'un étage ! Bref, l'homme ( le vrai, digne d'une pub pour Charal ) à appelé les flics, manque de pot, le pauvre ne connaissait pas leur numéro.. et là j'ai entendu " Oui, Allô.. je sais que ce n'est pas le rôle des pompier de s'occuper de ça, mais, j'ai deux jeunes filles qui s'exhibe dans mon quartier. " Comment rester sérieuse lorsqu'on entend à demi voix le pompier dire " mais, oui, monsieur mais, elles sont rhabillées. Oui monsieur, au revoir monsieur. " Alors, j'ai suivi le conseil du pompier, j'ai souri au procédurier en lui disant " Au revoir monsieur. "
Le pauvre à cherché à nous suivre 2 minutes, et a abandonné. Quel dommage, j'aurai bien eu un concept à lui proposer !
Les photos bientôt dans le portfolio.. :)
Et merci à Carol, parce que, je n'en connais pas beaucoup qui auraient accepté ça.. ! : )
05 octobre 2008
Collection
Vous n'êtes pas sans savoir que depuis plus de 3 mois, l'inspiration se fait désirer. L'envie reste biensûr; alors le manque de photo s'est installé, mais je n'ai pourtant rien pu y changer.. " Quand ça veut pas, ça veut pas " comme dirait quelqu'un qui se reconnaïtra. j'ai donc préfèré le rien au médiocre. Et puis, j'ai enfin vu Gaëti, depuis le temps qu'on papotait sur msn... Autour d'un verre, il m'a conseillé de prendre un livre, une page, un mot et de travailler dessus. " Collection "
" Collection ", j'ai d'abord pensé aux boutons. Collection de boutons, j'aimais faire ça étant petite ( Certes, j'en perdais un lorsque j'en trouvais un autre, mais c'est une autre histoire ! ) J'ai laissé mijoter le projet... Et vendredi, en regardant le JT, tout s'est concrétisé : " collection automne-hiver ". Alier la collection de bouton, à la collection de mode, le tout en noir et blanc pour une ambiance hivernale, qui irait alors avec le manteau porté... La réalisation a été plus difficile, toujours ses problèmes de map sans télécommande, et puis, j'aime mieux être derrière l'appareil que devant, alors j'ai eu peur au côté "pin-up".. mais j'assume :)












































